Les bonnes idées, ça se partage

Le Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP), par l’entremise de son programme de reconnaissance du personnel, souligne l’apport remarquable de personnes, d’équipes et de projets qui contribuent à sa mission, soit d’offrir à ses élèves, jeunes et adultes, l’accès à des services éducatifs de qualité et de favoriser leur réussite scolaire.

Ce programme de reconnaissance du personnel a pour assise l’énoncé de valeurs du CSSP, dans lequel tous les membres de l’équipe du CSSP s’engagent individuellement à être des leaders performants et innovants, à maintenir un niveau d’engagement élevé et à mettre en place des équipes pluralistes, inclusives et ouvertes à la diversité.

Les Prix Inspiration Patriotes s’adressent à tout le personnel du CSSP.

 

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Les finalistes

Comité de collaboration école-famille, école de la Mosaïque

En 2023, à la suite de quelques incidents plus difficiles avec certains parents, l’école a mis en place un comité dont l’objectif était de faciliter la collaboration avec les familles, mais également de favoriser un quotidien plus doux pour le personnel.

Le comité a travaillé sur plusieurs thématiques auprès du personnel : la civilité, les meilleures pratiques de communication, la communication non violente, l’utilisation des plateformes de communication, etc. Ils ont d’ailleurs produit trois fascicules à cet effet.

Puis, de fil en aiguille, ils ont choisi de proposer un contrat de collaboration entre les familles et l’école où d’une part, le personnel s’engageait à certaines responsabilités et d’autre part, les parents s’engageaient à communiquer adéquatement avec les membres du personnel pendant les heures de travail, à leur faire confiance, à laisser les enfants à l’écart des désaccords, etc.

Cette démarche a été entérinée par le conseil d’établissement de l’école et est maintenant signée par l’ensemble des parents, du personnel et de la direction. Cette année, le Projet Parent aise est mis en place, qui a pour objectif de former une brigade de pairs-conseils pour épauler et conseiller les collègues en cas de situations difficiles avec certaines familles.

Le projet Collaboration école-famille agit en prévention. Plutôt que d’attendre que surviennent les conflits, il met en place des balises claires de civilité et des outils concrets pour mieux accompagner les familles et soutenir le personnel.

Les résultats sont déjà visibles : l’école a presque éliminé les situations d’incivilité, le climat est plus serein, les enseignants vivent un meilleur équilibre entre leur travail et leur vie familiale, et les élèves bénéficient directement de cette relation apaisée entre école et familles.

Marie-Jo Couture, Maryse Trottier, Carolyne Dupuis, Noémie Brouillette, Marilène St-Pierre-Mauzerolle, Marie Dionne et Katyanne Lebrun, enseignantes
Annie Lavallée, psychologue
Manon Berger, technicienne en éducation spécialisée
Nathalie Savard, orthopédagogue
Isabelle Papineau, directrice écoles Saint-Charles et Saint-Denis
Geneviève Duchesne, agente de développement en santé organisationnelle, SRM
Geneviève Landry, directrice adjointe
Isabelle Fiset, directrice

Démarche réflexive-active, école de la Passerelle

Il y a deux ans, l’équipe de l’école de la Passerelle a accueilli plusieurs enfants aux besoins complexes. Rapidement, le quotidien s’est transformé : avis d’arrêt d’agir, constats d’incidents, rapports disciplinaires, etc. Malgré toute la bonne volonté, les interventions manquaient d’harmonisation et l’épuisement se faisait sentir. Le sentiment d’efficacité personnelle de chacun s’effritait, et le climat sain et sécuritaire de l’école (pilier du projet éducatif) était mis à l’épreuve.

Face à cette réalité, ils ont choisi le courage collectif : s’engager dans une démarche réflexive-active. Ensemble, ils ont créé une communauté de pratique professionnelle (CoP), véritable moteur de changement. Par un travail de réflexion en profondeur, soutenu et bienveillant, ils ont conçu des actions concrètes et des outils durables qui ont transformé leurs façons d’intervenir, renforcé la cohésion et ravivé le sens de leur mission éducative. En termes d’implication (ressources humaines, temps et ressources financières), ils en ont fait une priorité! Au départ, 10 rencontres avaient été prévues pour 2024-2025. Finalement, il y en aura eu 20.

Toute l’équipe-école soutient ce projet et y adhère.

Concrètement, cette évolution s’est traduite par une révision des processus et structures : amélioration des outils de gestion des comportements, bonification de l’offre de services aux enfants et aux intervenants, création de portraits de classe plus précis, développement d’outils pour les parents et promotion de saines habitudes de vie.

Aujourd’hui, l’équipe comprend mieux les situations, agit de façon concertée et cohérente et contribue à un climat d’école plus sain et sécuritaire. Le sentiment de bien-être et de sécurité de tous (élèves, parents et personnel) s’en trouve considérablement renforcé.

Les membres de la CoP sont :

Myriam Lefebvre, Marie-Pierre Baril, Annie Lamontagne, Anik Gauthier, enseignantes
Arianne Perreault, éducatrice
Nathalie Lefebvre, technicienne au SDG
Stéphanie Duhaime, technicienne en éducation spécialisée
Julie Paulin, psychoéducatrice, secteur de Chambly-Carignan
Yolande Mpungi Mafalanka, psychologue, secteur Chambly-Carignan
Claudia Pellerin, psychoéducatrice au SRÉ et co-animatrice de la CoP
Geneviève Brassard, psychologue au SRÉ et animatrice de la CoP
Sophie Lussier, directrice

Plan de formation des éducateur(trice)s en milieu scolaire, SRH/SOS/SRE/SRF/SSGC et Comité des services de garde

Une analyse approfondie des besoins a été menée à travers des entrevues avec des éducatrices expérimentées, l’étude du programme AEP, la co-construction d’un référentiel de 13 compétences et la définition de trois profils types (persona). Ensuite, la stratégie de formation a été conçue en collaboration avec les techniciennes en service de garde et les directions d’établissement, intégrant notamment un système de jumelage avec une marraine pour chaque nouvelle éducatrice en milieu scolaire (ÉMS).

Une fois les modalités établies, les contenus ont été adaptés ou créés dans divers formats (feuilles de route, formations interactives, grilles d’évaluation, aide-mémoires, etc.), puis organisés de manière cohérente et progressive. Enfin, le plan a été déployé en mode pilote dans huit écoles primaires, avec un suivi rigoureux impliquant toutes les parties prenantes.

Plus de 150 documents ont été analysés, 7 heures d’entrevues réalisées, et plusieurs ateliers de co-construction menés. Le pilote dans huit écoles a impliqué une vingtaine de marraines et autant de nouvelles ÉMS.

Ce projet a généré des retombées significatives pour l’ensemble de la communauté scolaire. Il valorise le rôle essentiel des ÉMS auprès des élèves et au sein des équipes-écoles, tout en professionnalisant leur fonction. Il facilite leur intégration et le développement de leurs compétences dans un cadre structuré, agréable et efficace.

Grâce à un parcours de formation clair, flexible et adapté, les ÉMS s’approprient les bonnes pratiques et adoptent un langage des services de garde. Ce dispositif contribue également à améliorer la rétention du personnel et la stabilité des équipes.

Marie Michèle Mercier, Andrée Chicoine, SOS
Julie Ducasse, SRF
Catherine Garand, Marjolaine Farmer, Fanny Guertin, SRE
Stéphanie Burelle, Karen Brassard, Marie-Lou Gauthier, Catherine Lussier-Cardinal, SRH
Marie-Pierre Laflamme, SSGC
Dominique Gagnon,
directeur SRH
Ainsi que plusieurs directions d’écoles, techniciennes et éducatrices en milieu scolaire

Les finalistes

Reconnaître les parcours, reconstruire des avenirs, Centre de formation professionnelle des Patriotes et Geyser formation

À la suite de la fermeture de l’usine Indorama en 2024, le comité sectoriel de la main-d’œuvre CoeffiScience a identifié un besoin urgent de soutien pour 18 employés spécialisés en mécanique de machines fixes (MMF), privés de leur emploi. Le CFPP a été approché pour explorer une démarche de reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) adaptée sur mesure. Une concertation a été amorcée avec les partenaires clés, dont CoeffiScience, le Groupe GCRH (firme de reclassement organisationnel) et le service Geyser formation du CSSP, afin d’évaluer les besoins de formation et les écarts de compétences, notamment en réfrigération.

À la suite de cette analyse et grâce à la collaboration de l’enseignant spécialiste de contenu RAC en MMF, un parcours RAC de 110 heures échelonné sur 33 semaines a été conçu et adapté aux réalités des participants. Le projet a été mis en œuvre dans un esprit de collaboration, avec un accompagnement personnalisé visant à valoriser l’expérience, combler les manques et favoriser un retour rapide et qualifié sur le marché du travail.

Ce projet a eu un impact humain profond et tangible sur la vie des 18 participants. Pour ces travailleurs expérimentés, la démarche de RAC a été bien plus qu’une simple reconnaissance formelle : elle a représenté un retour en confiance, une mise à niveau structurée, et surtout une validation officielle de leur savoir-faire. Obtenir un DEP en MMF par le biais de la RAC permet un haussement concret de leurs qualifications, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives d’emploi dans un secteur en demande.

Lyette Desgroseilliers, agente de développement à la RAC
Pier-Olivier Guimond, chargé de projets, Geyser formation
Marguerite-Marie Valiquette, directrice CFPP

Usine-école, école secondaire du Mont-Bruno

L’idée du projet est née d’un désir profond de créer un espace pédagogique particulier, adapté aux besoins des élèves de la classe TEMPO et à la vision éducative de l’équipe. Ce désir s’est traduit par une volonté de favoriser l’engagement, le bien-être et l’autonomie des jeunes. La recherche d’un environnement alternatif et chaleureux était aussi une des priorités.

Le projet permet aux jeunes de vivre une expérience d’entrepreneuriat. Il est divisé en 2 volets. Le premier consiste à faire des semences et entretenir la culture en serres hydroponiques (Garden Tower). Le deuxième volet se déroule en atelier où les élèves fabriquent de petites boîtes de bois qui sont ensuite utilisées pour la mise en marché des produits. L’usine-école occupe 5 périodes sur un cycle de 9 jours. Cette petite entreprise en milieu scolaire intègre les matières suivantes: français, mathématique, arts, projet personnel en orientation et sciences.

Les élèves en classes TEMPO ont souvent eu un parcours scolaire plus difficile. Par ce projet, l’équipe de l’école secondaire du Mont-Bruno souhaitait les motiver et favoriser leur engagement autrement que par le travail académique traditionnel. L’usine-école permet d’aller chercher les élèves ayant besoin de bouger, de s’engager autrement et de travailler manuellement. Les parents, ainsi que les membres de l’équipe-école, soutiennent l’équipe TEMPO par leur encouragement quotidien et par leur contribution à l’achat des produits offerts.

L’ensemble de ce projet souligne aussi l’engagement environnemental de l’école. Les matières premières utilisées proviennent du recyclage de palettes de bois et du résultat d’une agriculture biologique.

Martin Labonté, Sylviane Gélinas, Sonia Painchaud et Adams Bernard Dion
Robert D’Aquila, directeur

En action pour des réactions, école Saint-Mathieu

Dans le cadre de son engagement envers le mieux-être des jeunes et la valorisation de l’éducation émotionnelle, l’école Saint-Mathieu a mis en place un projet destiné à ses élèves du 3e cycle. Ce programme vise à accompagner les jeunes dans leur apprentissage de la gestion des émotions et des gestes appropriés, à travers des ateliers de rééducation intégrant l’activité physique.

À la suite d’une réflexion avec la psychoéducatrice et la direction de l’école, l’équipe a développé une série d’ateliers interactifs combinant des éléments de gestion de conflit, de gestion de la colère/impulsivité, de jeux de rôle et d’activités sportives dynamiques.

L’objectif général était double : permettre aux élèves de mieux comprendre leurs émotions et développer des habiletés sociales essentielles au développement d’un élève du primaire en transition vers le secondaire.

Grâce à ce projet, plusieurs jeunes ont démontré une amélioration notable dans leur capacité à gérer des situations conflictuelles, à nommer leurs émotions et à poser des gestes réfléchis plutôt que réactifs. Les intervenants scolaires ont également constaté une meilleure cohésion de groupe, une réduction des tensions en classe, ainsi qu’un regain d’estime de soi chez plusieurs participants.

En intervenant tôt dans le parcours de jeunes en difficulté, ils ont semé les graines d’un changement. À leur manière, ils ont contribué à un meilleur développement émotionnel chez les jeunes et ont donné une belle brise dans leurs voiles, vers le secondaire.

Mélissa Labelle, psychoéducatrice
Georges Poupart-Rainville, technicien en éducation spécialisée
Alexandre Laroche-Daigneault, technicienne en éducation spécialisée
Donia Salehabadi, directrice

Les finalistes

Adapter pour mieux apprendre, Centre d’éducation des adultes des Patriotes

Depuis plusieurs années, le CÉAP constatait que l’approche individualisée au 2e cycle du secondaire qui était largement utilisée à l’éducation des adultes ne répondait pas aux besoins de la grande majorité des élèves.

À la suite de réflexions émanant des échanges lors du Comité des parcours souples et adaptés du CSSP, le CÉAP a mobilisé différents acteurs afin de procéder à une révision des pratiques en classe afin de les rendre plus flexibles et diversifiées. Cette adaptation vise à mieux répondre aux réalités et aux parcours variés des élèves, en leur proposant des approches pédagogiques mieux alignées sur leurs besoins.

Ainsi, ils ont mis en place un projet pilote en soirée pour l’enseignement du français 5e secondaire, basé sur une approche pédagogique variée. Ils ont d’abord constitué des groupes d’élèves homogènes avec des horaires fixes pour le début et la fin des cours ainsi que pour les passations d’examens. Les élèves sont guidés et mieux encadrés par un enseignement dirigé où ils progressent tous au même rythme. Ceux qui ont besoin de plus d’accompagnement peuvent ajouter des périodes en classe individualisées afin de garder le cap.

Les élèves se sont rapidement engagés dans cette nouvelle approche, motivés par un encadrement structuré et des réussites concrètes. Leur motivation scolaire a connu une hausse significative. Fait remarquable, le taux d’absentéisme dans ces groupes est désormais quasi nul.

À la suite du succès de cette initiative, le CÉAP a bonifié l’offre des cours dans tous ses points de service. L’engouement toujours croissant a permis de planifier l’organisation scolaire pour 2025-2026 en fonction de cette nouvelle réalité.

Mélanie Arseneault agente de développement
Nathalie Bélanger, gestionnaire administrative
Enseignant(e)s
Service de l’organisation scolaire
Gilles Verret, directeur

Livrets adaptés pour élèves à besoins particuliers, école Saint-Mathieu

Les élèves à besoins particuliers de la classe de Julie Desaulniers, enseignante à l’école Saint-Mathieu, ont de grands enjeux de lecture et l’intérêt est restreint. Plusieurs élèves risquent d’être non-lecteurs à l’âge adulte.

Elle a tenté de susciter leur intérêt en écrivant une collection de livrets sur des sujets réels et faisant en sorte que les élèves deviennent les acteurs de l’histoire. Les livrets sont imprimés sur du papier cartonné et sont boudinés. La collection de cette année comporte 10 livrets. Chacun des livrets a demandé plus de 25 heures de travail.

Les élèves réussissent à lire et à comprendre ce qu’ils lisent, puisque chacun des livrets comporte 4 versions différentes. La version A étant composée de pictogrammes et de très peu de mots, allant jusqu’à la version D qui contient quelques phrases complexes.

Le livret est travaillé en classe tout au long du mois, ce qui donne le temps aux élèves d’assimiler l’essentiel de ce qu’ils doivent retenir.

Les élèves en classe Élans de l’école Saint-Mathieu sont peu outillés afin de réagir adéquatement aux situations de leur vie actuelle et future. Les sujets traités dans les livrets leur apportent des connaissances essentielles et des stratégies appropriées pour leur sécurité.

Le plaisir dans les yeux des élèves devant un nouveau livret est inspirant et l’intérêt qu’ils y portent démontre que les sujets abordés sont pertinents. Les sujets traités cette année ont porté sur : la classe, l’école, l’autonomie, la maison et la cuisine, la ville, la région, les métiers, les réparateurs, les dangers et les vacances.

Compte tenu des progrès observés, Mme Desaulniers souhaite transmettre son expérience et son travail afin de faire vivre ce projet encore longtemps.

Julie Desaulniers, enseignante
Donia Salehabadi, directrice

Projet Mario & Luigi, école Jacques-De Chambly

L’équipe de l’école Jacques-De Chambly a dressé un constat préoccupant : la cour de récréation était le théâtre de plusieurs gestes de violence et de conflits répétés. Cette situation nuisait au climat scolaire et diminuait la disponibilité des élèves aux apprentissages.

Deux éducatrices en service de garde ont résolu cette problématique avec brio. En enfilant les costumes colorés de Mario et Luigi, elles se sont transformées en figures ludiques, appréciées et respectées par les enfants. Leur objectif : sécuriser la cour, stimuler le plaisir et modéliser concrètement de belles façons de jouer ensemble. Ce choix transforme l’ordinaire en extraordinaire : la cour devient un espace de jeu immersif où les règles de vivre-ensemble sont transmises de façon ludique et mémorable.

Elles ont animé des jeux dynamiques, guidé les élèves dans leurs interactions et instauré une ambiance festive grâce à la musique. Rapidement, Mario et Luigi sont devenus des symboles de sécurité, de plaisir et de cohésion.

Accompagnés par les éducatrices, certains élèves de 5e et 6e année ont pris à leur tour le rôle d’animateurs, développant ainsi leurs compétences de leadership et leur sens des responsabilités.

Une zone de gestion de conflit a aussi été instaurée. Les élèves y sont accompagnés dans leur démarche de résolution, en s’appuyant sur la méthode Ribambelle. Les conflits deviennent alors des occasions d’apprentissage social plutôt que des sources de violence.

Les retombées sont significatives : diminution notable de la violence et des conflits, amélioration du climat scolaire, et développement de compétences sociales (entraide, leadership, communication). Les élèves sont plus disponibles aux apprentissages, car moins préoccupés par les tensions vécues à la récréation.

Johanne Valcourt, éducatrice en service de garde
Karine Bergeron, éducatrice en service de garde
Catherine Doyon, directrice

Les finalistes

Projet Caléo, école De La Broquerie

Depuis longtemps, Véronique Cadrin, Anne-Valérie Lefort et Vincent Tremblay, enseignant(e)s à l’école De La Broquerie, travaillent sur plusieurs projets en tentant le plus possible d’inclure la communauté.

Il y a 3 ans, ils ont imaginé un projet intergénérationnel. Ils ont réfléchi à un concept qui se voulait à la fois éducatif, mais également humain (savoir-vivre et savoir-être). Ils ont donc approché une résidence pour personnes âgées qui se situe à environ 30 minutes à pied de l’école. Le projet intergénérationnel a été présenté au chef des loisirs ainsi qu’à la direction de la résidence. Enchantés, ils ont décidé d’embarquer pour l’année.

Depuis 3 ans, du mois de septembre au mois de juin, à raison d’une fois par mois, les quelques 60 élèves vont à la rencontre de ces gens merveilleux qui les accueillent à bras ouverts et qui attendent leurs « petits » comme ils les appellent!

Beau temps, mauvais temps, le sourire aux lèvres, les élèves vont à la rencontre d’aînés afin d’y vivre chaque fois des activités différentes. Chaque résident qui participe au projet se voit jumelé avec 2 ou 3 élèves et ainsi se développe une magnifique et touchante complicité. Que ce soit la création d’un bricolage d’Halloween ou encore un échange de photos exposant les différentes générations, l’échange est au rendez-vous et la magie opère.

C’est ainsi que ce projet est qualifié de porteur de sens, novateur et profondément inspirant. Tel que réfléchi à la base, ce projet dépasse largement le cadre académique. En effet, les élèves y développent des compétences sociales telles que l’écoute, l’empathie, le respect des différences et la communication interpersonnelle. Ils sont en contact direct avec la richesse des histoires passées, de la mémoire collective, mais également des valeurs humaines qui ne se retrouvent pas dans les cahiers!

Véronique Cadrin, Anne-Valérie Lefort et Vincent Tremblay, enseignant(e)s
Julie Larochelle, directrice

Conférence et course Chaîne de vie, École d’éducation internationale

Le projet Conférence et Course Chaîne de vie est né d’une volonté de sensibiliser les élèves au don d’organes et de tissus par une expérience éducative et citoyenne marquante. Dès le départ, l’EEI a voulu conjuguer apprentissage, témoignages et action collective.

L’équipe-école a mobilisé l’organisme Chaîne de vie, la Ville de McMasterville et divers corps policiers (Sûreté du Québec, SPVM, Longueuil, Richelieu–St-Laurent, GRC) pour créer une journée unique combinant conférence et course. Les enseignants ont préparé les élèves en classe avec des discussions éthiques, scientifiques et linguistiques afin de maximiser l’impact éducatif.

Le 24 avril 2025, la conférence virtuelle a rassemblé plus de 250 élèves sur place et des centaines d’autres à travers le Québec grâce à une diffusion en direct. Médecins, greffés, familles de donneurs et policiers ont livré des témoignages inspirants. En après-midi, la course de 5 km a uni élèves et policiers dans un geste de solidarité puissant. Un retour réflexif a ensuite permis aux jeunes de partager et d’approfondir leurs apprentissages.

L’événement a suscité une réflexion profonde sur la solidarité et l’altruisme. Les jeunes ont démontré maturité et engagement, plusieurs ayant initié des discussions sur le don d’organes dans leur famille. Ils ont développé des compétences transversales en communication, pensée critique et engagement citoyen.

Les enseignants ont témoigné de la fierté d’accompagner leurs élèves dans une démarche porteuse de sens. L’équipe-école s’est mobilisée autour d’un projet collectif, valorisant autant l’innovation pédagogique que l’impact humain.

Geneviève Dubuc, enseignante
Sébastien Deslandes, directeur adjoint
Nancy Sirois, directrice

La santé mentale positive, ça se cultive, école secondaire Ozias-Leduc

Le projet s’inscrit dans une démarche de promotion de la santé mentale positive inspirée de la campagne de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ). Le choix de soutenir les sept compétences personnelles et sociales de façon symbolique, artistique et participative a émergé de concert avec les élèves du groupe parascolaire Créer pour sensibiliser.

Ce projet global est articulé autour de quatre volets complémentaires :

  •  La reproduction d’une murale par les élèves crée par un muraliste professionnel inspiré des messages clés de l’ASPQ.
  • La diffusion de capsules hebdomadaires, conçues par des élèves, abordant chacune des 7 compétences et diffusées le mardi matin en classe et sur les réseaux sociaux de l’école.
  • Des activités interactives offertes chaque vendredi midi en lien avec la compétence de la semaine et choisies par les élèves sur le site casecultive.ca.
  • Projet de transition « Une plante pour grandir ensemble » : activité intergénérationnelle entre les élèves du secondaire et les finissants de deux écoles primaires, avec remise d’une plante comme symbole de croissance et d’accueil.

Ce projet d’envergure a permis à l’équipe de favoriser la création d’un climat scolaire plus humain, bienveillant et sécurisant, tout en outillant les jeunes pour leur avenir émotionnel et social.

Il incarne l’engagement dans sa forme la plus humaine : celle qui donne envie d’agir ensemble, de prendre soin les uns des autres, et de bâtir une école à l’image de la société que l’on souhaite construire.

Julie Mathieu, psychologue
Marie-Josée Rémy, éducatrice spécialisée
Nathalie Huchette, directrice

Objectifs des Prix inspiration Patriotes